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Je ne me tarderai pas à définir quelque chose dont je ne suis pas sûr du contenu... Et d'ailleurs, définir, c'est compartimenter, permettre les préjugés... Et je lutte contre ça. Mes idées tentent de toutes les manières qui leur sont possibles dès à p
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Samedi 05 Avril 2008
Ravachol, que vous allez probablement considérer comme un fou, une ordure de premier ordre...

Ravachol a tué des vieux bourgeois pour leur argent afin de faire survivre les siens et lui-même.
Ravachol a fait exploser des commissariats, des logements de jurés, des appartements d'avocats.
Ravachol était un homme désespéré, un homme à bout, qui n'a jamais eu l'occasion de jouir un temps-soit-peu de l''aide de l'état". Un homme de qui dépendait une famille, mais que la misère provoquée par le manque de travail a poussé à prendre les choses dont il avait besoin plus rapidement et brutalement.

Ravachol était comme il était, mais Ravachol a soulevé un problème que le simple bon sens qui habite la plupart d'entre nous peut nous faire comprendre qu'il avait totalement raison!

Voici quelques citations de Ravachol:

Tirées de sa déclaration (visible plus haut) lors de son procès :

  • « Si je prends la parole, ce n'est pas pour me défendre des actes dont on m'ac­cuse, car seule la société, qui, par son organisation, met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd'hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l'oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages. »
  • « Que peut-il faire celui qui manque du nécessaire en travaillant, s'il vient à chômer ? Il n'a qu'à se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de pitié sur son cada­vre. C'est ce que j'ai voulu laisser à d'autres. J'ai préféré me faire contrebandier, faux-monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J'aurais pu mendier : c'est dégradant et lâche et même puni par vos lois qui font un délit de la misère. Si tous les nécessiteux, au lieu d'attendre, prenaient où il y a et par n'importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-être plus vite qu'il y a danger à vouloir consacrer l'état social actuel, où l'inquiétude est permanente et la vie menacée à chaque instant. »
  • « On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu'ils disent que pour avoir la tranquillité morale et physique, il faut détruire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n'est pas en supprimant celui qui, plutôt que de mourir d'une mort lente par suite de privation qu'il a eues et aurait à supporter, sans espoir de les voir finir, préfère, s'il a un peu d'énergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-être, même au risque de sa mort qui ne peut être qu'un terme à ses souffrances. »
  • « Que faut-il alors ? Détruire la misère, ce germe de crime, en assurant à chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est difficile à réaliser ! Il suffirait d'établir la société sur de nouvelles bases où tout serait en commun, et où chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins. Alors on ne verra plus des gens comme l'ermite de Notre-Dame-de-Grâce et autres mendier un métal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes céder leurs appâts, comme une vulgaire marchandise, en échange de ce même métal qui nous empêche bien souvent de reconnaître si l'affection est vraiment sincère. »
  • « Oui, je le répète : c'est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer la société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes ; et votre œuvre, en s'attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n'est votre justice qui s'amoindrit à punir les effets. »
  • « J'ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens  ; tant que ni moi ni les miens n'avons trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C'est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n'admet pas de réplique : l'instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l'auteur. »
  • « Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance même aurait fait des honnêtes gens !»
  • « Une société intelligente en aurait fait des gens comme tout le monde ! »

Et la toute dernière (apocryphe ?)

  • " Vive la Ré..." Le couperet tombe. On ne saura pas s'il voulait dire "la République" ou "la Révolution"...
Extrait de l'article lui étant dédié sur Wikipédia. http://fr.wikipedia.org/wiki/Ravachol


Ravachol a été guillotiné, ce qui explique la forme de sa dernière citation, dernière chose ayant franchi la porte de ses lèvres..

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