N'allant pas jusqu'à pleurer, j'ai pensé qu'il serait bien de vous en faire part, à vous mes lecteurs. Cette image, c'est simplement un petit garçon africain totalement sous-alimenté dont les cuisses ne sont pas plus grosses que la moitié de vos avants bras. Ce qui fait qu'il est si sous-alimenté, c'est simplement la dette. Ce qui fait que son pays est totalement endetté, c'est simplement les cosmocrates, comme le dit Jean Ziegler.
Cet endettement dû aussi simplement qu'il est possible de le penser, au capitalisme. Nous le savions, l'argent ne fait pas le bonheur. Et cette image en est bien la preuve, je trouve! Que ce soit de manque ou de surplus, personne n'est heureux avec cette merde qui dirige même les grands de ce monde.
Et dire que j'ai honte de mon père, ce droitiste qui donne de la crédibilité aux patrons et gouvernants.
Et dire que j'ai honte de cette maison où j'habite, où se trouve mon lit et mon ordinateur, tous ces objets, qui me définissent automatiquement comme matérialiste.
Et dire que j'ai honte de ces gens que je croise dans la rue avec de grandes marques dans le dos, pulls coutant plus que ce que le petit garçon africain pourrait se payer en 30 ans de travail.
Et dire que j'ai tout simplement honte de sortir voir à quoi ressemble cette société que mon père trouve admissible, quand je vois la photo de ce petit garçon aux portes de la mort, vivant l'enfer chaque jour à cause de la faim, à cause des cosmocrates, à cause de nous!
L'image.
Et encore une fois, mes parents ont demandé à mon frère s'il avait discuté avec eux à ce sujet. Et encore une fois, celui-ci a répondu que cela ne servirait à rien...
Et de nouveau, mes parents ont tenté de lui expliquer le bon sens de l'expression: Qui ne tente rien n'a rien.
Vous l'aurez compris, après ma chiante petite histoire, de ce dont je veux vous entretenir?
Le fait est que dans notre société, les gens pensent bien trop souvent pour les autres, et que ces "autres" ont pris la putain d'habitude de garder leur frustration pour eux et de se taire.
Je ne sais pas quel est votre avis à ce sujet, mais le mien s'oppose à ce que les gens décident ainsi pour moi.
Il est vrai que je commence à en avoir relativement marre de mon frère et de ses jérémiades vis-à-vis de ses entraineurs. Et que la seule solution serait qu'il ouvre sa bouche qu'il aère bien trop souvent, d'habitude.
Mais de la petite révolte du quotidien telle que celle que mon frère pourrait mener contre ses entraineurs, à celle qui pourrait nous permettre d'enfin pouvoir ne penser exclusivement qu'à nos intérêts et pas à ceux de cosmocrates archi-riches et avides de pétrole, il n'y a qu'un pas.
Ce pas, aussi simple d'un côté comme de l'autre, c'est de dire non.
Dire non aux entraineurs qui imposent des dates en ne pensant pas aux joueurs, ou en leur défaveur.
Dire non au prof demandant à un élève ce dont il n'est pas capable.
Dire non au patron qui pense que vous devriez travailler plus.
Dire non à Nike qui vous manipule afin de vous faire consommer du textile (ainsi qu'à toutes ses filiales).
Dire non au gouvernement qui réduit les libertés à vue d'oeil, même non-expert en droits.
Dire non à la flicaille qui vous demande vos papiers sans aucune raison.
Dire non à la droite raciste.
Dire non, refuser tout compromis et ne pas chercher d'arguments qui vous défende, eux ne le feront pas.
Ecrite par Sébastien Faure, éminent philosophe, anarchiste et écrivain.
Reprise par le groupe René Binamé, la page des téléchargements de leur site officiel ICI.
Révolte.mp3
Nous sommes les persécutés
De tous les temps et de toutes les guerres
Toujours nous fumes exploités
Par les tyrans et leur cerbères
Mais nous ne voulons plus fléchir
Sous le joug qui courba nos pères
Car nous voulons nous affranchir
De ce qui cause nos misères
Eglise, parlement
Magistrature, état, militarisme
Patrons et gouvernant
Débarrassons-nous du capitalisme
Pressant est notre appel
Donnons l'assaut au monde autoritaire
Et d'un coeur fraternel
Nous réaliserons l'idéal libertaire
Ouvriers ou bien paysans
Travailleurs de la terre ou de l'usine
Nous sommes dès nos jeunes ans
Réduits au labeur qui nous mine
D'un bout du monde à l'autre bout
C'est nous qui créons l'abondance
C'est nous tous qui produisons tout
Et nous vivons dans l'indigence
Eglise, parlement
Magistrature, état, militarisme
Patrons et gouvernant
Débarrassons-nous du capitalisme
Pressant est notre appel
Donnons l'assaut au monde autoritaire
Et d'un coeur fraternel
Nous réaliserons l'idéal libertaire
L'état nous écrase d'impôt
Il faut payer ses juges, sa flicaille
Et si nous protestons trop haut
Au nom de l'ordre on nous mitraille
Les maîtres ont changé cent fois
C'est le jeu de la démocratie
Quelque soit ceux qui font les lois
C'est toujours la même supercherie
Eglise, parlement
Magistrature, état, militarisme
Patrons et gouvernant
Débarrassons-nous du capitalisme
Pressant est notre appel
Donnons l'assaut au monde autoritaire
Et d'un coeur fraternel
Nous réaliserons l'idéal libertaire
Pour défendre les intérêts
Des flibustiers de la grande industrie
On nous ordonne d'être prêts
À mourir pour notre patrie
Nous ne possédons rien de rien
Nous avons horreur de la guerre
Voleurs défendez votre bien
Ce n'est pas à nous de le faire
Eglise, parlement
Magistrature, état, militarisme
Patrons et gouvernant
Débarrassons-nous du capitalisme
Pressant est notre appel
Donnons l'assaut au monde autoritaire
Et d'un coeur fraternel
Nous réaliserons l'idéal libertaire
Ce bouquin le voici: L'empire de la honte, de Jean Ziegler, rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation.
Ca le fait, einh?
Ce livre nous conte comment les cosmocrates, dirigeants des grandes multinationales de ce monde, arrivent à asservir des pays grâce à la dette, provoquant le manque de nourritures et la sous-alimentation des peuples de ces nations.
Hé non, ce n'est pas à cause de la paresse que les Africains meurent, mais bien à cause de la dette contractée par leurs états pour payer des structures commerciales. Même pas sociales, comme des écoles ou hôpitaux, mais bien des exploitations minières, des autoroutes, des aéroports, etc.
D'ailleurs, il se trouve que les multinationales prêtent l'argent seulement quand ça rapporte, alors vous imaginez bien que l'achat de nourriture ne va pas leur faire débourser un seul de leurs sous!
Si j'arrive à me souvenir de quelques chiffres...
Ah oui, en voilà quelques uns:
Un enfant meure de sous-alimentation chaque 5 minutes.
Un enfant perd la vue chaque 4 secondes à cause d'une carence en vitamines A.
Avec tout l'argent dépensé pour acheter des glaces à l'eau ou sucrées en Europe en une année, on pourrait financer des structures scolaires pendant plusieurs années pour tous les pays du Tière-Monde.
On pourrait faire la même chose, avec tout l'argent dépensé seulement aux USA en produits cosmétiques.
Ce qui est relativement marrant, c'est le fait que toutes ces entreprises créancières qui détruisent, asservissent et tuent des milliers de personnes chaque jour son celles à qui nous donnons de l'argent, justement!
Que penser alors du Crédit Lyonnais, qui finance l'armement de certains pays. D'ailleurs pas mal d'autres grandes entreprises françaises trempent dans le même genre de combine...
D'ailleurs, la plupart des grandes entreprises de notre terre ont les mêmes intérêts. Et le FMI, Fond Monétaire International, ne se gène pas pour menacer ces divers pays de les couper du reste du monde commercialement parlant si la dette que ces pays ont contracté n'est pas payée.
Et l'organisation internationale des droits de l'homme ne peut rien faire, garrotée qu'elle est.
D'ailleurs, de qui croyez-vous que provient le racisme?
Quand les grands états aident les petits états dans leurs guerres fratricides racistes... Exemple, la Chine, et le Crédit Lyonnais(d'ailleurs!) ont permis à une certaine ethnie d'acheter, ou de transférer dans le cas du Crédit Lyonnais, des machettes, oui des machettes, pour mettre à mort une ethnie habitant le même pays.
Tortures, viols, mutilations ont vu le jour dans ce pays d'Afrique qu'est le Rwanda, à cause du racisme... Et de François Mitterrand, qui a aidé le président du Rwanda à ce moment-là à commettre ce génocide, en lui donnant de la main d'oeuvre militaire.
François Mitterrand a aidé à contribuer à la destruction de la presque totalité d'une ethnie, et ce pourquoi?
Pour la sauvegarde de la langue française dans ce pays. Car les Hutus, les génocidaires, parlaient français, et les Tutsis, eux, parlaient anglais.
Et que François Mitterrand était lié d'amitié avec le dictateur ruandais.
Quelle belle histoire, n'est-ce pas? Les actes racistes des Etats et des entreprises internationales privées sont impossibles à lister, si nombreux qu'incomptables.
Si je boycott gentiment de plus en plus de marques, que je parle de plus en plus de politique afin de faire comprendre aux autre certains aspects, c'est simplement pour qu'on de fasse pas la même chose que les Hutus. Et pour qu'on arrête de donner de l'argent au multinationales afin d'endetter les pays pauvres.
Si je prends la parole, ce n'est pas pour me défendre des actes dont on m'accuse, car seule la société, qui par son organisation met les hommes en lutte continuelle les uns contre les autres, est responsable. En effet, ne voit-on pas aujourd'hui dans toutes les classes et dans toutes les fonctions des personnes qui désirent, je ne dirai pas la mort, parce que cela sonne mal à l'oreille, mais le malheur de leurs semblables, si cela peut leur procurer des avantages. Exemple : un patron ne fait-il pas des vœux pour voir un concurrent disparaître; tous les commerçants en général ne voudraient-ils pas, et cela réciproquement, être seuls à jouir des avantages que peut rapporter ce genre d'occupations ? L'ouvrier sans emploi ne souhaite-t-il pas, pour obtenir du travail, que pour un motif quelconque celui qui est occupé soit rejeté de l'atelier ? Eh bien, dans une société où de pareils faits se produisent on n'a pas à être surpris des actes dans le genre de ceux qu'on me reproche, qui ne sont que la conséquence logique de la lutte pour l'existence que se font les hommes qui, pour vivre, sont obligés d'employer toute espèce de moyen. Et, puisque chacun est pour soi, celui qui est dans la nécessité n'en est-il pas réduit a penser :
"Eh bien, puisqu'il en est ainsi, je n'ai pas à hésiter, lorsque j'ai faim, à employer les moyens qui sont à ma disposition, au risque de faire des victimes ! Les patrons, lorsqu'ils renvoient des ouvriers, s'inquiètent-ils s'ils vont mourir de faim ? Tous ceux qui ont du superflu s'occupent-ils s'il y a des gens qui manquent des choses nécessaires?"
Il y en a bien quelques-uns qui donnent des secours, mais ils sont impuissants à soulager tous ceux qui sont dans la nécessité et qui mourront prématurément par suite des privations de toutes sortes, ou volontairement par les suicides de tous genres pour mettre fin à une existence misérable et ne pas avoir à supporter les rigueurs de la faim, les hontes et les humiliations sans nombre, et sans espoir de les voir finir. Ainsi ils ont la famille Hayem et le femme Souhain qui a donné la mort à ses enfants pour ne pas les voir plus longtemps souffrir, et toutes les femmes qui, dans la crainte de ne pas pouvoir nourrir un enfant, n'hésitent pas à compromettre leur santé et leur vie en détruisant dans leur sein le fruit de leurs amours.
Et toutes ces choses se passent au milieu de l'abondance de toutes espèces de produits. On comprendrait que cela ait lieu dans un pays où les produits sont rares, où il y a la famine. Mais en France, où règne l'abondance, où les boucheries sont bondées de viande, les boulangeries de pains, où les vêtements, la chaussure sont entassés dans las magasins, où il y a des logements inoccupés ! Comment admettre que tout est bien dans la société, quand le contraire se voit d'une façon aussi claire ? Il y a bien des gens qui plaindront toutes ces victimes, mais qui vous diront qu'ils n'y peuvent rien. Que chacun se débrouille comme il peut ! Que peut-il faire celui qui manque du nécessaire en travaillant, s'il vient a chômer ? Il n'a qu'à se laisser mourir de faim. Alors on jettera quelques paroles de pitié sur son cadavre. C'est ce que j'ai voulu laisser à d'autres. J'ai préféré me faire contrebandier, faux monnayeur, voleur, meurtrier et assassin. J'aurais pu mendier : c'est dégradant et lâche et même puni par vos lois qui font un délit de la misère. Si tous les nécessiteux, au lieu d'attendre, prenaient où il y a et par n'importe quel moyen, les satisfaits comprendraient peut-être plus vite qu'il y a danger à vouloir consacrer l'état social actuel, où l'inquiétude est permanente et la vie menacée à chaque instant.
On finira sans doute plus vite par comprendre que les anarchistes ont raison lorsqu'ils disent que pour avoir la tranquillité morale et physique, il faut détruire les causes qui engendrent les crimes et les criminels : ce n'est pas en supprimant celui qui, plutôt que de mourir d'une mort lente par suite de privation qu'il a eues et aurait à supporter, sans espoir de les voir finir, préfère, s'il a un peu d'énergie, prendre violemment ce qui peut lui assurer le bien-être, même au risque de sa mort qui ne peut être qu'un terme à ses souffrances.
Voilà pourquoi j'ai commis les actes que l'on me reproche et qui ne sont que la conséquence logique de l'état barbare d'une société qui ne fait qu'augmenter le nombre de ses victimes par la rigueur de ses lois qui sévissent contre les effets sans jamais toucher aux causes; on dit qu'il faut être cruel pour donner la mort à son semblable, mais ceux qui parlent ainsi ne voient pas qu'on ne s'y résout que pour l'éviter soi-même.
De même, vous, messieurs les jurés, qui, sans doute, allez me condamner à la peine de mort, parce que vous croirez que c'est une nécessité et que ma disparition sera une satisfaction pour vous qui avez horreur de voir couler le sang humain, mais qui, lorsque vous croirez qu'il sera utile de le verser pour assurer la sécurité de votre existence, n'hésiterez pas plus que moi à le faire, avec cette différence que vous le ferez sans courir aucun danger, tandis que, au contraire, moi j'agissais aux risques et périls de ma liberté et de ma vie.
Eh bien ! messieurs, il n'y a plus de criminels à juger, mais les causes du crime a détruire. En créant les articles du Code, les législateurs ont oublié qu'ils n'attaquaient pas les causes mais simplement les effets, et qu'alors ils ne détruisaient aucunement le crime; en vérité, les causes existant, toujours les effets en découleront. Toujours il y aura des criminels, car aujourd'hui vous en détruisez un, demain il y en aura dix qui naîtront.
Que faut-il alors ? Détruire la misère, ce germe de crime, en assurant à chacun la satisfaction de tous les besoins ! Et combien cela est difficile à réaliser ! Il suffirait d'établir la société sur de nouvelles bases où tout serait en commun, et où chacun, produisant selon ses aptitudes et ses forces, pourrait consommer selon ses besoins. Alors on ne verra plus des gens comme l'ermite de Notre-Dame-de-Grâce et autres mendier un métal dont ils deviennent les esclaves et les victimes ! On ne verra plus les femmes céder leurs appas, comme une vulgaire marchandise, en échange de ce même métal qui nous empêche bien souvent de reconnaître si l'affection est vraiment sincère. On ne verra plus des hommes comme Pranzini, Prado, Berland, Anastay et autres qui, toujours pour avoir de ce même métal, en arrivent à donner la mort ! Cela démontre clairement que la cause de tous les crimes est toujours la même et qu'il faut vraiment être insensé pour ne pas la voir.
Oui, je le répète : c'est la société qui fait les criminels, et vous jurés, au lieu de les frapper, vous devriez employer votre intelligence et vos forces à transformer le société. Du coup, vous supprimeriez tous les crimes; et votre oeuvre, en s'attaquant aux causes, serait plus grande et plus féconde que n'est votre justice qui s'amoindrit à punir les effets.
Je ne suis qu'un ouvrier sans instruction; mais parce que j'ai vécu l'existence des miséreux, je sens mieux qu'un riche bourgeois l'iniquité de vos lois répressives. Où prenez-vous le droit de tuer ou d'enfermer un homme qui, mis sur terre avec la nécessité de vivre, s'est vu dans la nécessité de prendre ce dont il manquait pour se nourrir ?
J'ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens; tant que ni moi ni les miens n'avons pas trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C'est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n'admet pas de réplique : l'instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l'auteur.
Jugez-moi, messieurs les jures, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance même aurait fait des honnêtes gens !